Ça ne fait que deux semaines que j'ai repris les vols. Mon dernier vol datait de fin janvier. Presque un mois et demi cloué au sol, malgré un grand ciel bleu certains jours de février. La neige en est la raison. Son tapis blanc, bien conservé avec les fortes températures négatives, nous a bloqué la piste pendant 5 semaines consécutives, empêchant tout avion non muni de ski de pouvoir décoller ou atterrir. Longue attente pour mes élèves et pour moi-même.
Mais cette fois, le printemps est censé revenir et nous permettre de reprendre les airs. Vivement que le rythme s'accélère.
En parallèle de tout ça, faute pour l'instant d'avoir trouvé le job de mes rêves, j'ai commencé début mars un nouveau travail: professeur de physique/chimie dans mon ancien lycée. Ce CDD, en dehors des heures de cours où je tente de ne pas faire exploser le labo, me permet d'avoir un emploi du temps bien sympa pour passer à l'aéroclub, voler avec mes élèves (quand la météo le permet) et continuer mes recherches d'emploi.
Headwind
lundi 25 mars 2013
jeudi 21 février 2013
Nouvelle licence reçue
Petite surprise ce matin au courrier, la DGAC m'a envoyé un peu plus de deux mois après mon dernier examen ma nouvelle licence.
Vivement les prochaines lignes à ajouter dessus! D'ici là, il faut trouver du boulot, et ça, c'est clairement pas simple vu les minima demandés actuellement pour l'expérience en vol...
Vivement les prochaines lignes à ajouter dessus! D'ici là, il faut trouver du boulot, et ça, c'est clairement pas simple vu les minima demandés actuellement pour l'expérience en vol...
mardi 29 janvier 2013
Mexicoooooo!
Il y a quelques temps, j'ai eu la chance d'accompagner mon ami et superviseur FI, pilote de ligne de profession et de passion, dans sa rotation à Mexico! Autant dire que c'est un cadeau extraordinaire qu'il m'a fait!
Trois heures avant le vol, nous visitons les locaux de sa compagnie et il me conduit dans la salle de préparation des vols. Avant que le commandant et l'autre copilote (que je connaissais, sans le savoir, le monde est vraiment petit...) n'arrivent, nous étudions ensemble le dossier de vol qui attendait sur le comptoir de la salle. Je me sens vraiment à l'aise, tous les éléments que je prépare lors de mes vols sont présents, rien ne manque!
Lorsque l'équipage des PNT est au complet, le briefing démarre. Là, j'ouvre grand mes yeux et mes oreilles pour assister à une préparation très opérationnelle, agrémentée de discussions sur des points de règlements, le tout dans une ambiance détendue et sereine. La magie commence à opérer...
Puis je les quitte pour me rendre à l'aérogare afin de passer les différents filtres jusqu'à la porte de l'embarquement. Sur place, un petit mot au comptoir de l'embarquement et j'accède bien en avance à l'avion, sous les yeux interrogatifs des autres passagers. A bord, le temps de saluer les PNC présents à la porte, je monte au pont supérieur rejoindre les pilotes dans le cockpit. Assis sur l'un des quatre sièges disponibles, je suis la préparation poste, le briefing départ, j'assiste au flot incessant d'interruptions venant de toutes parts (rien de tel pour faire des oublis ou des erreurs...), admire derrière la vitre du cockpit le balai minutieusement organisé des personnels au sol alors que les premiers passagers arrivent.
L'embarquement dure presque 45 minutes. Ca prend du temps de faire rentrer tout ce monde dans ce si grand avion! La radio se fait entendre, la clairance nous est donnée. Repoussage de l'avion, mise en route des moteurs et c'est parti pour le roulage dans ce labyrinthe de taxiways. Les quatre paires d'yeux présents dans le poste de pilotage alternent entre un regard à l'extérieur pour surveiller les autres trafics et un coup d'oeil rapide sur la carte pour s'assurer de bien suivre les bons taxiways.
Alignés sur la piste 26, les moteurs poussent de toutes leurs puissances le mastodonte de 380 tonnes. Nous voilà partis pour traverser l'Atlantique et rejoindre la capitale mexicaine. La magie de l'instant peut, je pense, se lire dans mes yeux.
La couche de nuage n'est pas très épaisse, le soleil se montre après 3000ft. Nous faisons route vers Le Touquet, en montée vers le FL300. Les côtes anglaises se dessinent au loin. Puis vient le moment de passer à la verticale de Londres, bien visible de là-haut. Survol de l'Irlande et début de la traversée. L'océan s'ouvre devant nous, se cachant parfois sous une couette de nuages.
L'interphone des PNC se fait entendre, c'est la chef de cabine qui vient m'annoncer que les repas vont être servis en classe affaire. Sur la recommandation du commandant, je ne peux résister à l'idée de tester le confort, le service et le déjeuner de cette classe. Aussi je descends sur le pont principal, guidée par une hôtesse qui m'accompagne jusqu'à un siège. Grand luxe pour moi qui n'avait connu jusque là que la classe éco. Un grand siège, très confortable, avec toute la place nécessaire pour allonger mes grandes guiboles, un écran interactif individuel avec au choix: films, jeux, etc, hôtesses et stewards aux petits soins pour servir le déjeuner. Pour une première fois en classe affaire l'espace d'une heure, j'ai adore! Mais l'envie de remonter au poste de pilotage se fait pressante, je sacrifie le dessert pour rejoindre les locataires du dessus!
Les côtes de Terre-Neuve apparaissent, nous allons passer à la verticale de l'aéroport de Gander.
Le quadrimoteur poursuit sa route. Cette fois, c'est quasiment au dessus de la grosse pomme que nous passons. Entre quelques bancs de cumulus, l'île de Manhattan se détache nettement. Première fois que je vois New York.
La radio crépite à présent plus fréquemment. Nous ne sommes plus au dessus de l'Atlantique, le trafic aérien américain est dense. On croise juste devant nous un trafic 1000 pieds plus bas.
L'avion vole maintenant depuis bientôt dix heures. Il est minuit heure française, il fait grand beau, le soleil nous aveugle presque. Nous montons au FL390, notre dernier niveau avant de débuter la descente.
Les lumières du jour fuient au loin dans des couleurs rougeâtres, cédant la place à la nuit et aux étoiles. Assis derrière avec le second copilote, j'assiste au briefing arrivée: détails de l'approche, description de la trajectoire en cas de remise de gaz, menaces du jour, vérification des données entrées dans le FMS. On passe avec Mexico Approche qui nous guide jusqu'à l'ILS.
La ville de Mexico, visible depuis longtemps avec cette superbe visibilité, m'apparait gigantesque. Bon, avec presque 25 millions d'habitants, il faut bien de la place...
Nous sommes autorisés pour l'ILS 05R. Mon ami, qui est PF pour l'atterrissage, intercepte le localizer puis attend d'avoir le glide (à 8800ft !) pour entamer la descente finale. Les 255 tonnes de l'appareil se pose sans problème à 7316ft (2230m d'altitude).
Il est 2h du matin heure française, 18h heure locale. Quel vol !
Le retour se passe principalement de nuit. C'est le calme à bord et sur les fréquences radio qui m'étonne le plus. Derrière la porte du cockpit, idem, pas un bruit, les passagers dorment paisiblement pour la plupart.
En arrivant vers le Canada, les premières lueurs font leur apparition, l'horizon s'étire tout doucement devant nous avec des couleurs orangées. Un spectacle magnifique que mon appareil photo ne sait capter.
Le jour se lève, mes yeux se ferment. Je décide alors d'aller dormir un moment dans les couchettes réservées aux PNT, je veux être en forme pour l'arrivée et ne rien manquer de l'approche sur CDG.
Les derniers METAR indiquent la présence de neige sur les pistes et un plafond bas, obligeant une arrivée aux minimas. Dernier briefing, vérification des performances à l'atterrissage, nous commençons la descente, guidés au radar. Cette fois, contrairement à l'aller, nous ne voyons rien de Londres ou du Touquet, juste une étendue à perte de vue de nuages cumuliformes. C'est le commandant qui perce la couche aux minimas sur l'ILS de la piste 26R de CDG. Les champs aux alentours sont tous blancs mais la piste, elle, a bien été déneigée. Roulage d'une quinzaine de minutes pour se mettre au contact de l'aérogare après dix heures de vols là encore magiques!
Cette rotation à Mexico restera un moment inoubliable et unique. J'ai eu cette chance extraordinaire de pouvoir accompagner mon ami dans le plus beau bureau du monde, de partager ces instants normalement réservés aux pilotes, de pouvoir vivre l'intégralité du vol, de sa préparation à son déroulement en entier, de ressentir ce que c'est de travailler dans un cockpit, de découvrir l'ambiance des longs courriers.
Un jour, ça sera mon tour aussi! J'en suis sûr!
Fifi, si tu me lis, encore un énorme merci à toi pour ce cadeau!
El Memo, si tu lis ce billet, un grand merci à toi aussi! ;-)
Trois heures avant le vol, nous visitons les locaux de sa compagnie et il me conduit dans la salle de préparation des vols. Avant que le commandant et l'autre copilote (que je connaissais, sans le savoir, le monde est vraiment petit...) n'arrivent, nous étudions ensemble le dossier de vol qui attendait sur le comptoir de la salle. Je me sens vraiment à l'aise, tous les éléments que je prépare lors de mes vols sont présents, rien ne manque!
Lorsque l'équipage des PNT est au complet, le briefing démarre. Là, j'ouvre grand mes yeux et mes oreilles pour assister à une préparation très opérationnelle, agrémentée de discussions sur des points de règlements, le tout dans une ambiance détendue et sereine. La magie commence à opérer...
Puis je les quitte pour me rendre à l'aérogare afin de passer les différents filtres jusqu'à la porte de l'embarquement. Sur place, un petit mot au comptoir de l'embarquement et j'accède bien en avance à l'avion, sous les yeux interrogatifs des autres passagers. A bord, le temps de saluer les PNC présents à la porte, je monte au pont supérieur rejoindre les pilotes dans le cockpit. Assis sur l'un des quatre sièges disponibles, je suis la préparation poste, le briefing départ, j'assiste au flot incessant d'interruptions venant de toutes parts (rien de tel pour faire des oublis ou des erreurs...), admire derrière la vitre du cockpit le balai minutieusement organisé des personnels au sol alors que les premiers passagers arrivent.
L'embarquement dure presque 45 minutes. Ca prend du temps de faire rentrer tout ce monde dans ce si grand avion! La radio se fait entendre, la clairance nous est donnée. Repoussage de l'avion, mise en route des moteurs et c'est parti pour le roulage dans ce labyrinthe de taxiways. Les quatre paires d'yeux présents dans le poste de pilotage alternent entre un regard à l'extérieur pour surveiller les autres trafics et un coup d'oeil rapide sur la carte pour s'assurer de bien suivre les bons taxiways.
Alignés sur la piste 26, les moteurs poussent de toutes leurs puissances le mastodonte de 380 tonnes. Nous voilà partis pour traverser l'Atlantique et rejoindre la capitale mexicaine. La magie de l'instant peut, je pense, se lire dans mes yeux.
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| Trajet suivi à aller |
La couche de nuage n'est pas très épaisse, le soleil se montre après 3000ft. Nous faisons route vers Le Touquet, en montée vers le FL300. Les côtes anglaises se dessinent au loin. Puis vient le moment de passer à la verticale de Londres, bien visible de là-haut. Survol de l'Irlande et début de la traversée. L'océan s'ouvre devant nous, se cachant parfois sous une couette de nuages.
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| Traversée de l'Atlantique, au dessus des nuages |
Les côtes de Terre-Neuve apparaissent, nous allons passer à la verticale de l'aéroport de Gander.
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| Côtes Est de Terre Neuve |
La radio crépite à présent plus fréquemment. Nous ne sommes plus au dessus de l'Atlantique, le trafic aérien américain est dense. On croise juste devant nous un trafic 1000 pieds plus bas.
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| Priorité à droite? ;-) |
L'avion vole maintenant depuis bientôt dix heures. Il est minuit heure française, il fait grand beau, le soleil nous aveugle presque. Nous montons au FL390, notre dernier niveau avant de débuter la descente.
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| Avant de quitter le FL380 pour le FL390 |
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| Briefing arrivée |
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| ILS DME 05R à MMMX |
La ville de Mexico, visible depuis longtemps avec cette superbe visibilité, m'apparait gigantesque. Bon, avec presque 25 millions d'habitants, il faut bien de la place...
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| Mexico City by night |
Il est 2h du matin heure française, 18h heure locale. Quel vol !
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| Notre jumeau, surnommé "le Grand Schtroumpf", au départ de Mexico |
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| Trajet suivi au retour |
Le retour se passe principalement de nuit. C'est le calme à bord et sur les fréquences radio qui m'étonne le plus. Derrière la porte du cockpit, idem, pas un bruit, les passagers dorment paisiblement pour la plupart.
En arrivant vers le Canada, les premières lueurs font leur apparition, l'horizon s'étire tout doucement devant nous avec des couleurs orangées. Un spectacle magnifique que mon appareil photo ne sait capter.
Le jour se lève, mes yeux se ferment. Je décide alors d'aller dormir un moment dans les couchettes réservées aux PNT, je veux être en forme pour l'arrivée et ne rien manquer de l'approche sur CDG.
Les derniers METAR indiquent la présence de neige sur les pistes et un plafond bas, obligeant une arrivée aux minimas. Dernier briefing, vérification des performances à l'atterrissage, nous commençons la descente, guidés au radar. Cette fois, contrairement à l'aller, nous ne voyons rien de Londres ou du Touquet, juste une étendue à perte de vue de nuages cumuliformes. C'est le commandant qui perce la couche aux minimas sur l'ILS de la piste 26R de CDG. Les champs aux alentours sont tous blancs mais la piste, elle, a bien été déneigée. Roulage d'une quinzaine de minutes pour se mettre au contact de l'aérogare après dix heures de vols là encore magiques!
Cette rotation à Mexico restera un moment inoubliable et unique. J'ai eu cette chance extraordinaire de pouvoir accompagner mon ami dans le plus beau bureau du monde, de partager ces instants normalement réservés aux pilotes, de pouvoir vivre l'intégralité du vol, de sa préparation à son déroulement en entier, de ressentir ce que c'est de travailler dans un cockpit, de découvrir l'ambiance des longs courriers.
Un jour, ça sera mon tour aussi! J'en suis sûr!
Fifi, si tu me lis, encore un énorme merci à toi pour ce cadeau!
El Memo, si tu lis ce billet, un grand merci à toi aussi! ;-)
lundi 14 janvier 2013
Comme une île au milieu des nuages
L'année 2013 a démarré doucement, les vols se font rares avec la météo de janvier. Mais lorsqu'on peut voler, alors il faut en profiter car la vue peut être splendide! Pour preuve, ce vol de début janvier avec un élève particulier: mon père!
Nous sommes partis pour trois quarts d'heures de vol pendant lesquels nous avons eu l'impression que Pontarlier était sur une île perdue au milieu des nuages. Une mer, que dis-je, un océan de stratus entourant le plateau de Pontarlier, avec les Alpes comme prochain rivage et un ciel bleu limpide!
Un magnifique vol en famille! ;-)
Nous sommes partis pour trois quarts d'heures de vol pendant lesquels nous avons eu l'impression que Pontarlier était sur une île perdue au milieu des nuages. Une mer, que dis-je, un océan de stratus entourant le plateau de Pontarlier, avec les Alpes comme prochain rivage et un ciel bleu limpide!
Un magnifique vol en famille! ;-)
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| Mon père, concentré sur son assiette, avec du blanc à perte de vue ;-) |
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| La mer de stratus s'échouant sur le plateau de Pontarlier |
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| L'écume des nuages sur le relief jurassien |
dimanche 30 décembre 2012
Vol coqueluche
Les pluies et les températures des derniers jours aidant, la piste de Pontarlier est de nouveau accessible pour voler, au plus grand plaisir de nous tous! J'ai ainsi pu reprendre l'instruction. En parallèle, j'ai réalisé mon premier "vol coqueluche" en emmenant un couple dont la dame avait été adressée à l'aéroclub par son médecin.
Profitant d'une météo splendide hier, nous sommes donc partis pour un vol d'une heure et quart en appliquant le protocole suivant: montée à Vz max jusqu'au niveau 115 (i.e. une altitude d'environ 3500m) pour y rester environ 30min, puis ensuite descente par paliers de 2000ft (3min de palier)
J'ai demandé à mes passagers de me tenir au courant dans quelques jours du succès ou non de cette méthode, mais à défaut d'amélioration sensible, cette dame aura pu profiter de magnifiques paysages avec notamment toutes la chaîne des Alpes bien dégagée, bordée par une mer de nuages recouvrant la Suisse.
Profitant d'une météo splendide hier, nous sommes donc partis pour un vol d'une heure et quart en appliquant le protocole suivant: montée à Vz max jusqu'au niveau 115 (i.e. une altitude d'environ 3500m) pour y rester environ 30min, puis ensuite descente par paliers de 2000ft (3min de palier)
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mardi 18 décembre 2012
FTO AERALP: RETEX
Maintenant que ma formation CPL IR/ME MEP est terminée chez AERALP, je vous livre ci-dessous un RETEX (RETour d'EXpérience) sous la forme d'un A.B.D.I (que certains reconnaitront sûrement ;-) )
- ANALYSE
Issu d'une formation initiale 100% "aéroclub", je suis arrivé début mars 2012 chez AERALP. Le recadrage s'est fait d'emblée quant aux méthodes et façons de faire que j'avais apprises auparavant. Le CPL (j'ai commencé par ça) a donc été la première marche à franchir pour moi, et avec un peu de recul, certainement la plus difficile de toutes. Une fois rentré dans le moule "CPL", j'ai enchaîné par l'IR/ME et la MEP avec une pause de plusieurs mois du fait de la panne moteur du PA44. J'ai eu la chance de pouvoir profiter de cette pause pour réaliser mon stage instructeur à Muret, ce qui m'a permis d'optimiser au mieux tout ce temps. - BILAN
- Le FTO en lui-même
AERALP est une petite structure composée d'une demi-douzaine de personnes. Tout le monde vous connait et vous connaissez tout le monde! Bonne humeur au rendez-vous!
Situés sur l'aéroport de Grenoble-Isère (LFLS), les locaux jouxtent le parking "Aviation d'affaires" du terrain. Salles de cours, salles de briefing, salle pour le simulateur, salle de détente, tout est organisé pour permettre un travail studieux dans les meilleures conditions. Je m'y suis senti très bien, "comme à la maison"!
L'aéroport de Grenoble-Isère - L'équipe pédagogique
En un mot: excellente! J'ai eu la chance de pouvoir voler avec tous les instructeurs d'AERALP durant ces quelques mois. Chacun d'eux a un passé aéronautique important, une expérience de pilote considérable et tous dans des domaines différents les uns des autres.
Tous les instructeurs sont clairement des passionnés qui savent transmettre leur passion! Ils sont disponibles pour répondre aux questions, n'hésitent pas une seule seconde à prendre du temps pour nous réexpliquer des points et savent par dessus tout nous illustrer leur explications par des cas concrets vécus en vol. - La flotte
Composée d'un PA28 Arrow III et d'un PA44 Seminole (je parle ici uniquement pour le CPL IR/ME MEP), cette flotte a l'avantage d'être homogène, le passage du PA28 au PA44 se fait naturellement. L'inconvénient est la taille elle-même de cette flotte: "seulement" deux appareils. Alors certes elle est dimensionnée par rapport à la structure d'AERALP, mais lorsqu'un avion est immobilisé (je pense à la panne moteur du PA44), il n'y a pas de solution de secours, la formation est mise en pause. C'est là je pense un point faible inhérent à la taille d'un tel FTO.
A côté de cela, les avions sont parfaitement entretenus et bien équipés.
Le PA28 vue du PA44 
Le tableau de bord du PA44 - Le déroulement de la formation
Du début jusqu'à la fin du cursus, les instructeurs nous accompagnent à chaque étape. Tout est fait pour nous rendre le plus rapidement possible autonome dans notre travail, qu'il s'agisse de la préparation des vols, de la prise en compte des avions, etc. L'aspect opérationnel est clairement mis en avant.
Au niveau des outils de travail, AERALP nous remet trois manex (parties A, B et C) Ces trois documents ne nous quittent plus, ils sont nos références de travail. Point que j'ai particulièrement apprécié, c'est que ces documents sont réels et officiels car AERALP est une vraie compagnie aérienne. Et pour avoir eu la chance de pouvoir consulter les manex d'autres compagnies, ceux d'AERALP sont clairement complets, précis et nous préparent à une bonne transition lorsqu'on passera à une autre compagnie.
Autre point que j'ai aimé, c'est la formation en binôme. La progression s'en ressent nettement: travailler à deux garantit un meilleur apprentissage, on vole quasiment deux fois plus que tout seul grâce aux vols en place arrière. J'ai pour ma part eu la chance d'avoir un binôme extra pour mon CPL, on en a bavé mais on s'est bien régalé! ;-)
Dernier point: la gestion du planning. Entre la météo, la disponibilité des avions, des élèves, des instructeurs et voire aussi des examinateurs, je tire mon chapeau à AERALP pour sa gestion des emplois du temps! Flexibilité et réactivité sont clairement les mots d'ordre pour tous (instructeurs comme élèves) mais en ce qui me concerne, AERALP se sera très souvent plié en quatre pour m'arranger au mieux en fonction de mes contraintes. Un grand merci à eux et sans aucun doute un autre point fort pour eux! (je ne suis pas persuadé qu'une telle souplesse se retrouve dans des FTO plus grands)
Mon cher binôme de CPL au simu! Boucle radio avant le roulage - L'aspect financier
Avant mon entrée en formation, AERALP m'avait bien évidemment remis un devis détaillé. Et bien ce devis a été respecté! Je savais en permanence où en était mon solde, je n'ai eu aucune surprise.
Concernant le coût global de la formation, AERALP n'est ni le moins cher ni le plus cher. Et pour citer quelqu'un qui se reconnaîtra très bien en lisant ces lignes: "le prix s'oublie, la qualité reste" ;-) - DECISION
Si c'était à refaire, je recommencerais sans hésiter! Aussi je recommande à qui veut se lancer dans cette formation d'aller chez AERALP. - INFORMATION
Ce billet n'a pas la prétention de mettre AERALP au dessus des autres FTO. Ne connaissant pas les autres FTO, je ne peux comparer et donc juger. Par contre, ce billet est là pour partager et informer de mon expérience vue de l'intérieur. Une expérience plus que positive pour moi, vous l'avez bien compris! ;-)
jeudi 13 décembre 2012
Qualifié IR/ME
Voilà une bonne chose de faite, j'en ai terminé avec l'IR/ME. Les conditions météos des derniers jours n'auront pas forcément toujours été simples pour les derniers vols (conditions givrantes) mais le principal est que j'ai pu terminer cette formation!
Le test d'hier est l'épilogue de ma formation 2012, une formation riche, passionnante et intense! C'est une belle page qui s'est tournée, à moi de continuer à écrire les suivantes!
Maintenant, place à la recherche d'emploi! Autant dire que le plus dur est encore devant moi, mais c'est sans aucun doute aussi que le meilleur est à venir!
Le test d'hier est l'épilogue de ma formation 2012, une formation riche, passionnante et intense! C'est une belle page qui s'est tournée, à moi de continuer à écrire les suivantes!
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| Une étape de terminée, une autre commence! |
Maintenant, place à la recherche d'emploi! Autant dire que le plus dur est encore devant moi, mais c'est sans aucun doute aussi que le meilleur est à venir!
lundi 19 novembre 2012
Premiers élèves
Depuis quelques semaines maintenant, j'ai débuté les premiers vols avec mes élèves. Vol d'accoutumance, assiette/inclinaison, utilisation du moteur et du compensateur, les leçons s'enchaînent et les progrès de mes stagiaires sont bien visibles!
Etrange sensation au cours de ces premières séances que de se retrouver ainsi en place droite à expliquer et montrer "pour de vrai" comment piloter le PA28 du club. Si pendant le stage à Muret j'avais à côté de moi un vrai instructeur qui pouvait me reprendre et me corriger, là cette fois je suis tout seul à bord. J'essaie à la fin de chaque vol de m'analyser, mais l'auto-critique n'est pas chose facile quand on a peu d'expérience. Heureusement, les autres instructeurs de Pontarlier m'aident en répondant à mes nombreuses questions et n'hésitent pas à me donner des bons conseils.
De mes élèves ou de moi-même, je ne sais pas lequel est le plus heureux en descendant de l'avion! Une chose est sûre, nous attendons tous le prochain vol avec impatience!
Etrange sensation au cours de ces premières séances que de se retrouver ainsi en place droite à expliquer et montrer "pour de vrai" comment piloter le PA28 du club. Si pendant le stage à Muret j'avais à côté de moi un vrai instructeur qui pouvait me reprendre et me corriger, là cette fois je suis tout seul à bord. J'essaie à la fin de chaque vol de m'analyser, mais l'auto-critique n'est pas chose facile quand on a peu d'expérience. Heureusement, les autres instructeurs de Pontarlier m'aident en répondant à mes nombreuses questions et n'hésitent pas à me donner des bons conseils.
De mes élèves ou de moi-même, je ne sais pas lequel est le plus heureux en descendant de l'avion! Une chose est sûre, nous attendons tous le prochain vol avec impatience!
mercredi 24 octobre 2012
Retour sur le stage FI
On m'a posé pas mal de questions dernièrement sur ce stage FI, aussi je vous livre ici mes impressions sur quelques points qui me paraissent intéressants, peut-être cela sera utile pour certains.
Le stage à l'ENAC se déroule en cinq semaines, soit 25 jours pleins. C'est à la fois rapide et long. Rapide car le programme de la formation ne laisse aucun temps mort, c'est toujours pour chaque demi-journée soit vol, soit simu, soit solo mutuel, soit préparation de leçons en groupe. Et long car justement, vu le rythme imposé tous les jours, la fatigue arrive vite et il faut donc tenir sur la longueur en essayant de se préserver au maximum pour la fin de stage et l'examen. Personnellement, j'ai terminé ce stage sur les rotules ;-)
Au final, cela représente 23h de vol en TB10, 2h de vol en CAP10, 5h de simu, le reste étant la préparation des leçons et les cours de psycho-pédagogie. A noter qu'on peut presque compter ces heures de vol en double car lorsqu'on n'est pas en place droite, on est derrière pendant que son binôme mène sa leçon. C'est super enrichissant mais ça contribue aussi à la fatigue.
Dès le départ, il faut se mettre dans le rôle de l'instructeur qui a en place gauche un élève. Cette remarque peut paraître triviale mais ce n'est clairement pas évident de jouer ce rôle à côté d'un vrai instructeur qui en connait mille fois plus et qui se fait passer pour un élève. C'est un peu déstabilisant au départ, mais autant s'y mettre tout de suite pour vite s'y habituer.
Pour chaque vol, on doit préparer le briefing de la leçon. Les cours de psycho-pédago et les préparations en groupe des différentes leçons aident beaucoup pour nous donner la structure du briefing et sur la façon de le conduire avec son élève.
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| Mon tableau de briefing pour les PTL, PTE et PTU |
Les formateurs
Je garde un excellent souvenir de l'instructeur qui a eu la lourde tache de nous former avec mon binôme. Lui et les autres instructeurs d'instructeurs de l'ENAC que j'ai pu croiser ont clairement une grande expérience de ce type de formation, ils savent très bien comment nous former à ce rôle, nous communiquer les points essentiels, nous partager leur expérience et nous préparer à la "vraie" vie en aéroclub (notre instructeur avait avant d'entrer à l'ENAC fait ses armes en aéroclub, il savait très bien de quoi il parlait!)
Ce rôle de formateur, ils le font aussi très bien au travers des élèves qu'ils jouent avec nous. Comme dit plus haut, ils savent mettre le doigt sur nos explications/démonstrations confuses, erronées, sur l'utilisation de vocabulaire inapproprié, etc.
Au final, je les ai trouvés très rigoureux, riche d'une grande expérience, vraiment sympas et disponibles avec nous.
Muret et ses environs
Avant ce stage, je ne connaissais pas Muret et ses environs. Ce fut donc pour moi une découverte positive tant le terrain de jeu est varié (espaces aériens de Toulouse, les Pyrénées sont toutes proches, nombreux aérodromes accessibles) et les conditions météo sont plutôt bonnes (surtout quand il s'agit de faire du VFR!)
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| Muret et ses environs |
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| Les hangars de l'ENAC à Muret |
L'examen final
Il se compose de deux parties, une étant la leçon en vol (1h de vol environ) sur un sujet donné (avec son briefing au sol et le débriefing) avec une partie "mania" à la fin de la leçon en vol, l'autre étant un exposé sur là aussi un sujet précis. Dans mon cas, pour la partie vol, j'ai du présenter la leçon sur les pannes moteur en campagne, puis faire des exercices commentés de mania. Pour la partie exposé, j'ai du faire une présentation sur les performances et limitations au décollage/atterrissage.
Conseils/préparation
Si je devais donner un conseil avant de débuter le stage FI, ce serait de bien refaire du VFR avant, histoire de ne pas avoir le nez scotché sur les instruments, et de refaire des exercices de maniabilité.
Pas besoin selon moi de faire ces vols d'entraînement en place droite, on s'y habitue finalement plutôt vite je trouve.
Enfin, pour le côté pratique, je recommanderais de trouver un logement proche du terrain, histoire d'éviter les éventuels bouchons, la fatigue supplémentaire de la route, etc.
Bilan
Je garderai un très bon souvenir de stage instructeur. Même si celui-ci a été fatiguant et intense, il aura été tellement instructif! (sans vouloir faire de jeux de mots!) J'ai réappris à piloter pendant ce stage. J'ai appris sur mes capacités, sur mes limites, sur ma personnalité. Et surtout j'ai confirmé mon envie de partager cette passion avec mes futurs élèves!
samedi 20 octobre 2012
IR/ME - semaine 8
C'était donc cette semaine la reprise de ma formation IR/ME, et après presque 4 mois d'interruption, ça pique un peu les yeux! Et après cinq semaines à voler sur le TB10 en VFR, ça m'a fait drôlement plaisir de refaire du bimoteur et qui plus est en IFR.
Une semaine bien chargée avec un vol de reprise en main sur le PA44 puis des navigations IFR du côté de Saint Etienne, Roanne, Châlon, Mende et Valence. Les forts vents de cette semaine (50kt et plus) auront été bien sympa pour se remettre en tête les calculs de dérive. Et quant à la météo, nous aurons eu droit à plusieurs passages en IMC, pour mon plus grand bonheur!
Une semaine bien chargée avec un vol de reprise en main sur le PA44 puis des navigations IFR du côté de Saint Etienne, Roanne, Châlon, Mende et Valence. Les forts vents de cette semaine (50kt et plus) auront été bien sympa pour se remettre en tête les calculs de dérive. Et quant à la météo, nous aurons eu droit à plusieurs passages en IMC, pour mon plus grand bonheur!
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| Le Mont Blanc au fond |
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| Surf sur les nuages! |
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| IMC vous avez dit? |
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