samedi 29 avril 2017

Après quelques semaines...

Voilà donc déjà quelques semaines que je suis à Malte, je continue de prendre mes marques tranquillement. La vie sur place est relativement paisible, les maltais sont des gens très sympas. Il y a deux semaines, j'ai pu changer d'appartement pour un plus grand et plus confortable que je partage avec un autre pilote italien.

Le rythme des vols s'accélère gentiment. Les premiers temps, je me suis un peu inquiété du peu de vols programmés. Parfois certains jours je n'avais qu'un seul vol d'instruction, alors quand on est payé à l'heure de vol, c'est un peu délicat. En parallèle, je me suis vu confier des cours sol pour des PPL et des ATPL. Ca permet de rester dans le bain de la théorie, c'est toujours bon.

La saison de l'été approchant, la cadence des vols augmente et c'est bon signe! Pour l'instant, je reste sur de l'instruction PPL mais je devrais passer très rapidement à l'instruction CPL dès que je serai autorisé par l'aviation civile maltaise.


La mer est d'un bleu limpide

Entre Gozo et Comino

L'île de Gozo

L'hippodrome de Gozo, idéal pour les exercices de panne en campagne

L'île de Filfla, à quelques nautiques de Malte

Filfla sert de terrain de jeu pour les IVV

En courte finale sur Filfla

Parfois on peut patienter un certain temps au point d'arrêt...

Et en vol, c'est au-dessus de Grand Harbor qu'on peut patienter longtemps...

Vue sur l'Etna en arrivant à Catane

lundi 27 mars 2017

Premiers jours maltais

Je suis finalement bien arrivé à Malte, avec 24h de retard pour ma personne, et avec 4 jours de retard pour ma valise... Je n'avais pas eu jusque là à expérimenter la perte d'un bagage lors d'un déplacement, c'est maintenant chose faite, et c'est loin d'être sympathique... (surtout quand l'assurance censée vous prendre en charge vous sort de son chapeau la fameuse petite ligne qui fait que finalement, à leur grand regret, ils ne peuvent pas vous aider...)

Bref, hormis ce désagrément, j'ai pu m'installer dans un appartement en colocation avec trois autres personnes (vive l'auberge espagnole!) et j'ai pu faire déjà quelques heures de vol. Et autant le dire tout de suite, le contraste entre un petit aéroclub sur un aérodrome non contrôlé, où la formation se fait en français, et une école de pilotage sur un aéroport international où là tout se fait en anglais, est carrément évident, et très honnêtement ça pique un peu beaucoup les yeux. Reste qu'il faudra certainement un peu de temps pour prendre ses marques, s'adapter aux différences locales.

mon nouveau terrain de jeu


mardi 21 mars 2017

Faux départ

C'est le grand jour! Je m'envole pour Malte!

Réveillé ce matin un peu avant 4h, mes parents me conduisent à l'aéroport de Genève, décollage prévu à 07:00 pour Rome où je ferai escale le temps d'une heure avant de m'envoler pour La Valette.

Arrivé dans le terminal des départs, je cherche du regard mon vol pour Rome sur le grand panneau d'affichage. Un clignotement rouge attire alors mes yeux. Il n'est pas encore 6h du matin, je ne dois pas être réveillé. Je m'y reprends à deux fois pour bien lire: le "CANCELLED" écrit en rouge, le seul de tout le tableau d'affichage, est bien sur la ligne de mon vol. Non!!!! La faute à une grève en Italie hier... Arrgggghhh....



Direction le comptoir de la compagnie pour prendre un autre vol. Au bout de 45 minutes, le verdict tombe, je ne peux repartir que demain, pas de vol aujourd'hui. Cerise sur le gâteau, l'hôtesse du comptoir n'a pu me confirmer mon voyage que jusqu'à Rome, impossible dans son ordinateur de me valider mon vol entre Fumicino et La Valette. Ca continue... "Vous n'aurez qu'à appeler votre centrale de réservation et voir avec eux"...


Près de 7h après être parti, me voilà de retour chez moi. Coup de fil passé pour changer mon billet, j'attends là encore la confirmation: "You'll receive a mail by one or two hours" me lance l'agent au téléphone, avant de raccrocher.

mercredi 22 février 2017

Direction Malte

Ca n'aura pas traîné!

Depuis que j'ai entamé cette réflexion de faire de l'instruction pour me rapprocher (peut-être) plus rapidement et efficacement de mon rêve, j'ai envoyé seulement quelques CV dans différentes écoles de pilotage européennes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela aura été rapide. Moins d'un mois et j'ai déjà un poste d'instructeur dans un FTO sur l'île de Malte. Un entretien Skype et un aller-retour express sur place, et c'est parti!

Départ d'ici un mois, je débuterai avec de l'instruction PPL (cours sol, en vol, et vol de nuit), puis progressivement le FTO souhaite me voir évoluer vers de l'instruction sur bimoteur et à terme vers de l'instruction IR. Autant dire que c'est exactement ce dont j'ai besoin! Pour cela, je vais profiter de leur CTA pour réaliser des vols (passagers, fret, etc.) et atteindre les heures requises afin de pouvoir passer CRI et IRI.

C'est donc une nouvelle page de mon projet qui s'ouvre. Pour combien de temps, je l'ignore. Je sais juste que cela sera une nouvelle expérience pour moi, enrichissante à tout point de vue. Et je croise les doigts pour que cela m'emmène vers mon rêve...


mercredi 8 février 2017

Mémorables moments d'un instructeur

C'est le titre d'un livre que j'ai acheté il y a peu et qui est une vraie petite pépite pour celui qui connait, pratique la vie dans un aéroclub. Vous y retrouverez toutes sortes d'anecdotes sur les personnages divers et variés que l'on croise dans tous les aéroclubs. Et vous pourrez y lire les invraisemblables expériences vécues par l'auteur/instructeur.



Personnellement, je me suis retrouvé dans pas mal de passages, de réflexions, et c'est un vrai régal!
Que vous soyez instructeur, pilote, élève pilote, je vous le recommande vivement!
Bonne lecture!

jeudi 2 février 2017

Réflexion sur un plan B

Force est de constater que plus le temps passe, plus cela risque de se compliquer pour moi pour trouver une place dans une compagnie, quelle qu'elle soit: j'approche de la quarantaine à grands pas et pour mon âge, un futur employeur attend que j'ai un minimum d'heures de vol dans mon carnet, ce minimum étant souvent en adéquation avec l'expérience qu'aurait un pilote du même âge mais ayant débuté sa carrière quand il avait moins de 30 ans. Et là, autant le dire tout de suite, je suis à des années lumières de ce minimum.

Autre facteur qui rajoute une certaine difficulté, c'est le manque de pratique (de l'IFR et du multi-moteurs) N'en faire qu'une seule fois par an pour proroger les qualifs, c'est tout sauf de l'acquisition d'expérience. Et quand il s'agit de démontrer cette "expérience" en simu, là ça pique carrément les yeux (je ne parle même du travail en équipage... J'ai passé ma MCC en 2014, je n'ai jamais eu depuis l'occasion de pratiquer un seul vol en équipage...)

Alors comment faire? Une idée qui germe depuis quelques temps et qui tend à s'imposer à moi tout doucement est celle de trouver une école pour faire de l'instruction, de préférence à l'étranger pour maintenir mon niveau d'anglais. L'objectif est de postuler dans des FTO, si possible d'y rentrer pour faire au départ du PPL/CPL sur monomoteur et progressivement de passer sur de l'IR-ME. Mes premières recherches me montrent qu'il y a de la demande pour ce type de profil.

Aussi je pense que je vais tenter cette nouvelle approche en parallèle de mes recherches habituelles. Si j'ai la chance de trouver une place d'instructeur à des conditions acceptables, je saisirai certainement cette opportunité et poursuivrai de toute façon mes envois de CV aux quatre coins du monde.



jeudi 19 janvier 2017

Bonne année, en espérant que ce soit la bonne!

L'année 2016 s'est terminée comme a débuté 2017, c'est-à-dire de façon plutôt intense d'un point de vue aéro. Non pas que j'ai pu beaucoup voler (période hivernale oblige), mais plutôt parce que ça a un peu bougé côté recrutement. Je vous rassure tout de suite, je n'ai toujours pas décroché cette fameuse place droite tant désirée...

Entre décembre et mi-janvier, j'ai eu la chance de participer à trois sélections, du moins en partie pour deux d'entre elles. La première fut un long entretien téléphonique début décembre pour une compagnie autrichienne. L'entretien s'était très bien passé, dixit mon interlocuteur, et je pensais vraiment poursuivre le processus de sélection en passant à l'étape suivante. Mais il faut croire que mon âge a été finalement bloquant quand il a fallu départager les candidats (j'avais postulé au début sans trop y croire à une annonce où seuls les moins de 35 ans étaient visés, et j'avais eu la bonne surprise de recevoir ce coup de téléphone)



Quinze jours plus tard, j'étais à Paris pour une autre sélection, une compagnie franco-anglaise cette fois. Là j'ai cru participé à l'émission "le maillon faible": une matinée d'exercices de groupe plus ou moins tordus pour au final s'entendre dire "nous allons poursuivre l'après-midi avec des entretiens individuels, certains d'entre vous vont devoir nous quitter. A l'annonce de leur nom, ils prendront leur affaire et partiront". Ca n'a pas loupé, j'ai entendu mon nom, pris mes affaires, salué mes camarades de jeu de la matinée, et suis parti, non sans avoir demandé un débrief qu'on ne m'a pas donné, ni sur le moment ni plus tard malgré une demande répétée. Bref, drôle d'expérience au goût amer...



Le jour de l'an, je prenais la voiture direction le Luxembourg pour une nouvelle sélection le lendemain. Là il ne s'agissait pour cette étape (il y avait déjà eu avant un entretien téléphonique) que d'un entretien individuel, entretien où je me suis plutôt bien débrouillé, preuve en est que j'ai été convoqué la semaine suivante pour un simu et un test théorique. Autant je m'en suis bien sorti sur le test théorique (du pur ATPL, je ne m'attendais pas du tout à ça, je pensais plus à quelque chose orienté sur de l'opérationnel), autant ma séance de simu a été en demi-teinte (bonne sur le début, moins bonne sur la fin). Du coup, je n'ai pas fait partie des heureux retenus, dommage.

Au final, trois bonnes expériences en peu de temps, même si je ne cache pas que la déception est présente à chaque fois quand ça ne passe pas. Si j'étais superstitieux, au vu de la progression crescendo dans ces trois sélections, je dirais que la prochaine fois sera la bonne. Croisons les doigts pour que ce soit vrai et que ce soit en 2017.

Bonne année! 

lundi 7 novembre 2016

Tenir, encore et toujours...

Ca fait un petit moment que je n'ai pas repris le clavier par ici. Le temps passe, les semaines s'enchaînent les unes après les autres, chacune avec son lot de CV envoyés aux quatre coins du monde, chacune sans la moindre réponse ou presque...

L'espace de deux mois cet été j'avais bien cru que ça allait pouvoir se décanter. Le marché était clairement au renouveau, le nombre d'annonces pour lesquelles je postulais allait croissant, j'avais des touches dans certaines compagnies. Et depuis septembre, c'est comme si c'était retombé. Difficile de trouver des offres où un pilote avec peu d'expérience peut postuler. Il faut toujours la QT, 200, 300 ou 500h sur type, etc. J'ai le sentiment de me retrouver des années en arrière, tout juste diplômé, à chercher du boulot et à buter sur des offres adressées à des profils "avec au moins 3 ans d'expérience professionnelle". Là c'est la même chose, avec le poids de l'âge en plus.

Tenir, s'accrocher, continuer à postuler, développer son réseau, ne rien lâcher. "Ca va venir, sois patient!" C'est ce que je fais, depuis longtemps... Beaucoup de monde me soutient, c'est un réconfort important pour ne pas abandonner. Ca n'en reste pas moins difficile. Difficile de ne pas savoir pourquoi tel CV est retenu et pas le mien. Difficile de voir les copains trouver des postes et de rester derrière, au sol. Difficile de constater que le porte-monnaie permet l'accès à des cockpits, chose que ma motivation seule ne parvient pas encore à faire aujourd'hui. Difficile de se dire pendant combien de temps je vais pouvoir ainsi persister dans cette voie qui semble certains jours sans issue. Oui, c'est peut-être encore ça le plus dur, ne pas savoir si je dois encore attendre ou abandonner ce rêve.

Quand je me suis lancé dans ce projet fou il y a maintenant plus de six ans, je savais que le parcours allait être semé d’embûches, que je n'allais pas suivre le plus court chemin pour atteindre ce rêve, qu'il y aurait de nombreux obstacles à surmonter. Oui, je le savais, mais j'ai du me voiler inconsciemment la face et aujourd'hui, avec ce petit coup de mou que j'espère temporaire, cette réalité se fait ressentir plus qu'avant.

Allez, on va encore s'accrocher, on ne sait jamais...


mercredi 1 juin 2016

La lumière au bout du tunnel...

... c'était le train!

Et il vient de me passer dessus à pleine vitesse, sans que j'ai eu le temps de vraiment comprendre ce qu'il s'était passé...



Petit retour en arrière.

Il y a bientôt deux semaines, je me suis rendu à Grenoble pour repasser comme tous les ans toutes mes qualifications. Sur place, je retrouve l'un de mes instructeurs qui m'a formé à la licence professionnelle. On s'entend très bien. Je lui annonce la bonne nouvelle, que j'ai trouvé un poste de copilote, et que c'est enfin le bout du tunnel après quatre années de recherche. Il est super heureux pour moi. Et puis il lui revient un souvenir, un de ses anciens élèves a également débuté à l'aéroport où je serai basé, dans une des nombreuses boîtes d'aviation d'affaires présentes sur cette plateforme. Mais lui, pas de chance, ça s'était très mal passé, il était tombé sur un aigrefin qui en plus mettait en danger ses clients et ses pilotes.

Quelques jours plus tard, mon instructeur m'envoie un sms dans lequel il me demande si, par hasard et surtout par malchance, mon futur patron ne s'appellerait pas XY. En une fraction de seconde, je devine que la lumière au bout du tunnel n'est peut-être pas la sortie... Le bruit d'un train lancé à grande vitesse se rapproche... Eh oui, mon futur patron s'appelle bien ainsi... Je récupère alors le téléphone de cet ancien élève qui me dit de ne surtout pas y mettre les pieds, si je tiens un tant soit peu à ma vie et accessoirement à ma carrière professionnelle. Je passe sur tous les détails qu'il me donne, le constat est que j'ai le moral au fond des chaussettes... Et puis je me dis que c'est juste le retour d'une personne, personne qui s'est peut-être bien fâchée avec mon futur patron, que je ne peux m'arrêter à ce seul feedback, je me dois de le pondérer avec d'autres.

Je contacte alors deux trois personnes qui me mettent en relation avec trois autres pilotes qui ont volé pour cette compagnie (notamment un qui y vole toujours d'ailleurs). Et là, le constat est unanime, sans appel: tous me donnent le même son de cloche: "n'y vas surtout pas!!!" Je touche le fond, voire même je creuse encore... Je suis tombé de très haut... et ça fait mal...

Hier, j'ai appelé celui qui était censé devenir mon futur patron, j'ai décliné son "offre". Me voilà de retour à la case départ, après une nouvelle désillusion, de taille celle-ci...

dimanche 1 mai 2016

Quand la roue semble vouloir tourner...

Un ami déjà en compagnie m'avait dit il y a encore quelques mois que lorsque j'aurai trouvé mon premier poste, des opportunités arriveraient un peu comme par magie juste après. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à y croire sur le coup, même si je ne demandais que ça! On passe des années à chercher sans succès, et le jour où enfin la roue tourne, elle tourne vraiment! J'en veux pour preuve ce qu'il s'est passé dans les jours qui ont suivi la proposition que j'ai acceptée pour faire du CJ: j'ai été rappelé pour un entretien urgent au Moyen-Orient (que j'ai décliné cette fois, c'était pour faire de l'instruction au sol), et j'ai eu deux contacts sérieux avec des compagnies (là c'est toujours en cours, on ne sait jamais!).

Bref, c'est à n'y rien comprendre parfois...